Blandine Basile commence par le modern’ jazz et intègre très vite un Sport Etudes Danse classique à Lyon qu’elle suivra pendant quatre ans, formée au classique, et jazz. Elle entre ensuite à l’école d’E. Venot De Texier à Lyon qui la forme aux techniques de Martha Graham, Doris Humphrey et José Limon. Elle travaille alors beaucoup sur le dos et la notion de poids recherchant la qualité organique du mouvement.
Parallèlement à la danse, elle suit des études en psychologie clinique à l’Université Lyon II. Elle aborde la danse en milieu psychotique et mesure l’importance et la difficulté du rapport au corps. Pour elle la danse est un jeu où l’on se découvre, un espace de relation directe à soi et à l’autre.
Ses rencontres avec Denis Dierickx, Bruno Agati et Corinne Lanselle seront marquantes pour le développement de sa propre gestuelle mêlant travail corporel et expression, humour et poésie. A 26 ans, elle obtient son diplôme d’Etat de professeur de danse contemporaine. Pour elle, loin d’être un aboutissement, ce sera l’ouverture à d’autres recherches, pédagogiques et gestuelles. Ses années d’enseignement et de psychologie lui ont appris à respecter l’individualité de chacun, à aller chercher la richesse de l’autre.

Elle monte son premier spectacle Droit des sens, essence de femmes avec Florence Berlie en 1997, à l’occasion d’un stage de danse. Suivra Tous les Aujourd’hui (première version) avec les élèves de son atelier chorégraphique en 2001 à Meyzieu.
Blandine Basile crée sa compagnie en 2002. Leur premier spectacle Prétexte au je gagne le premier prix au concours chorégraphique Les espoirs de la Danse, en 2003.

Sa gestuelle est marquée par l’alternance de poids, mouvement relâché et dessins dans l’espace. Courbes et lignes fuyantes s’emmêlent soutenues par une énergie intérieure. Circulations rondes, vague perpétuelle, elle explore une danse riche en mouvements qui se déplace comme une marche mouvante. Son approche
récente du Tai Chi Chuan lui apporte une nouvelle dimension dans son rapport au sol. Plus encrée, elle fond dans le sol, s’enracine pour chercher l’extension du corps élastique sur ses appuis. Dans ce mouvement global du corps elle s’attache au détail, notamment au niveau des mains et des doigts.”Le travail des mains dans l’isolation visuelle du reste du corps était présent dans Prétexte au je. C’est une partie du corps qui me fascine, tant elle peut nous guider, nous soutenir, communiquer, vibrer. Les mains sont un lien à l’autre et un mode de communication important et elles sont très présentes dans Tous les aujourd’hui.”

 

BLANDINE BASILE