Humour, poésie et légèreté. Telles sont les armes de cette jeune compagnie lyonnaise bien décidée à ébranler l’à priori fermé et obscur donné à la danse contemporaine.
Créée en 2002 par Blandine Basile, huit danseurs, un éclairagiste, un vidéaste gravitent autour de la cie désoblique avec deux créations déjà réalisées.
Leur premier spectacle Prétexte au je gagne le premier prix au concours chorégraphique Les espoirs de la Danse, en 2003.
Courbes et lignes fuyantes caractérisent la recherche chorégraphique de la compagnie. La gestuelle de Blandine Basile est marquée par l’alternance de poids, mouvement relâché et dessins dans l’espace. Circulations rondes, vague perpétuelle, elle explore une danse riche en mouvements qui se déplace comme une marche mouvante. Son approche récente du Tai Chi Chuan lui apporte une nouvelle dimension dans son rapport au sol. Plus ancrée, elle fond dans le sol, s’enracine pour chercher l’extension du corps élastique sur ses appuis. Dans ce mouvement global du corps elle s’attache au détail, notamment au niveau des mains et des doigts.”Le travail des mains dans l’isolation visuelle du reste du corps était présent dans Prétexte au je. C’est une partie du corps qui me fascine, tant elle peut nous guider, nous soutenir, communiquer, vibrer. Les mains sont un lien à l’autre et un mode de communication important et elles sont très présentes dans Tous les aujourd’hui.”
Le travail physique et chorégraphique des danseurs s’accompagne d’ateliers de recherche où est expérimenté la réaction du corps avec les matières. Partant d’improvisations, ils travaillent la résonnance, intègrent les fils, élastiques ou cordes à la danse. Blandine Basile les guide alors à trouver le mouvement juste, à aller dans un répondant entre eux. Elle pointe les passages intéressants, poussent les danseurs au delà des directions spontanées du corps pour le rendre plus sinueux.
LA CIE DÉSOBLIQUE